Ciel ou béton, toiles de fond

Ciel ou béton, toiles de fond Mon mémoire est une vidéo de 8 minutes. J’ai décidé d’utiliser la vidéo car je prend un véritable plaisir à filmer. J’emporte ma caméra, elle est légère, et peut capter presque instantanément ce qui…

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Ciel ou béton, toiles de fond

Mon mémoire est une vidéo de 8 minutes.

J’ai décidé d’utiliser la vidéo car je prend un véritable plaisir à filmer. J’emporte ma caméra, elle est légère, et peut capter presque instantanément ce qui attire mon attention. Elle est un regard curieux qui m’accompagne, et qui accumule des extraits de ce qui m’entoure.

Le point de vue que j’ai choisi est celui du balcon de mon appartement à Beyrouth, lors de mon échange en 2018.
Le texte au début de la vidéo est la direction à prendre pour atteindre cet appartement. Les images sont construites autour d’un poème qui les chapitre, Adieu de Federico Garcia Lorca. Ce poème bref et contemplatif décrit justement le balcon comme une jonction entre l’intérieur et l’extérieur. Il est un espace particulier de la maison puisque c’est le seul qui se déplie vers le monde, est un intermédiaire entre le chez soi et l’espace public.
Il définit un cadre, et ma place d’observateur. Une place dont le balcon est la métaphore d’un point de rencontre, d’une française visitant le Liban pour la première fois. C’est cet espace de jonction que j’ai voulu filmer, et ainsi capter de quelle manière j’ai observé mon environnement. Cela m’a permis de l’apprivoiser, et de voir en lui tous ses multiples changements.

A la différence de « La bas » de Chantal Akerman, la vision du monde filmé se fait bien depuis un appartement, mais pas à travers des stores presque clos. Le lieu depuis lequel je regarde n’est pas un refuge, mais un perchoir, sur lequel j’aime me poser pour observer des variations de petits événements.

Le son est direct. La musique de la rue vient à moi, la musique que j’écoute se calque sur ce que je vois. Les fils électriques circulent, les enfants jouent, les faucheurs fauchent. Je décris la simultanéité des sons et des actions, de la pensée qui s’égare et du petit miracle qui fait qu’un jour le poème se réalise juste en dessous de ma fenêtre.

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