Chateau Richard – Mont Grele

Vendredi 18 mars, les conditions météo sont annoncées plus que bonne pour aller voler le lendemain. Reste que le choix du site est toujours délicat. Les copains du club partent pour le berceau de la coupe Icare. Après avoir pesé…

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Vendredi 18 mars, les conditions météo sont annoncées plus que bonne pour aller voler le lendemain. Reste que le choix du site est toujours délicat. Les copains du club partent pour le berceau de la coupe Icare. Après avoir pesé tous les arguments mille fois, je me décide pour Aiguebelette. La route est enneigée dans le massif de l’Épine, il faudra monter à pied. Peut importe, ce sera l’occasion d’une bonne balade.

8h30 samedi matin c’est parti pour une ascension de trois heures. Arrivé sur l’air d’envol les conditions sont excellentes: un petit vent de sud ouest conjugué avec une brise thermique porte déjà les quelques oiseaux qui évoluent le long du relief. Un peut tôt quand même: la brise n’est pas encore franchement établie. Ça laisse le temps de déjeuner en observant la nature.

13h la manche à air est de plus en plus agité. Je lève mon aile qui se gonfle rapidement. Pas le temps de faire un pas le thermique m’arrache du sol et me propulse vers le haut. Dans les trois minutes qui suivent le décollage je m’élève de 300 mètres. Les conditions sont toniques mais pas turbulentes. L’aile reste bien en place. Quel plaisir de voler ainsi!

Après plusieurs tentatives pour passer au dessus de la crête de Chateau-Richard la marge reste trop faible et j’abandonne l’idée d’aller jusqu’à la dent du Chat. Direction sud pour un assaut du mont Grêle. Il y a une bonne ascendance thermodynamique le long de la crête qui permet de voler sans se fatiguer. Dommage, elle m’abandonne au bout du lac et je descend sur la forêt qui me donnera un peu de fil à retordre avant de réussir à remonter.

Une fois de retour au dessus du relief, les généreuses ascendances m’emmèneront sans peine jusqu’au mont Grêle. Le vent dans le dos me ramène au point de départ en quelques minutes. Encore faut il descendre! 30 minutes d’échappée en plaine et je suis de retour sur le plancher des vaches.

Bilan de la journée: trois heures de route, trois heures de marche, trois heures de vol et des étoiles plein les yeux.

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